Titres : Nouvelle Constitution Togolaise: ADDI appel à un sursaut patriotique ... Évala et pluie : Les spectateurs de la finale de Lassa en quête de nouvelles paires de chaussures ... Évala en pays Kabyè: Quand les chèvres remplacent les chiens ... Gestion des ordures ménagères : Un nouveau départ pour la commune de Tône 1 ... Clôture de la campagne de chirurgie de la cataracte dans la région de la Kara ... M'barma Kolani Yanoubo : une vie de combat ... Libération de Marthe Nounfoh Faré : Une victoire pour la liberté d'expression. ... Togo: Braquage mortel sur la RN1 près d'Agbélouvé ... Pesticides non homologués : Au Togo, ces pratiques qui ont la peau dure ... Paulette Yétinam Samboé : Ecolière inspirante ...
Accueil Articles Kpendjal: L’enlèvement de bétail, l’arme de représailles des groupes extrémistes contre les civils
Terrorisme

Kpendjal: L’enlèvement de bétail, l’arme de représailles des groupes extrémistes contre les civils

par Edouard Samboe - 2023-01-31 14:28:54 710 vue(s) 0 Comment(s)

Le 27 Janvier 2023, des individus armés ont fait une descente dans le village de Banangandi ( préfecture de Kpendjal ouest 1). Trois personnes sont enlevées, puis exécutées le lendemain, selon les témoignages des populations. Le dimanche 30 janvier 2023, dans le village de Tchimouri, d’autres individus ont fait une descente musclée. Dans les deux localités, les individus armés qui ont fouillé les maisons ont procédé à l’enlèvement du bétail. Ils ont par la suite, proféré des menaces contre de représailles contre les populations civiles.

Une situation qui a poussé certains civils à fuir leurs maisons en direction des villages voisins. Selon des sources sécuritaires jointes par Laabali.com, les patrouilles ont court dans la région. Mais les attaques armées contre leurs positions sont également légions. Les sources sécuritaires allèguent que la plupart du temps, leurs positions et déplacements sont sabotés par des complices. Ils estiment que les poses de mines et des engins explosifs souvent faits sur leurs passages, ce qui selon eux, reste des complices qui collaborent avec les groupes armés extrémistes. Depuis, trois jours , on note le déplacement des populations locales, avec des conséquences humanitaires palpables.

La question d’enlèvement des bétails est au cœur des conflits armés au nord-Est du Togo. L’une des causes de l’égorgement des civils de quatre villages de Canton de Koundjouaré, le 14 juillet 2022, est liée aux bétails. Les assaillants, après avoir exécuté les pauvres populations sans défense, alléguaient que leurs bétails avaient été saisis par les autorités, en complicités avec les populations. Ils avaient menacé de s’en prendre à quiconque collaboraient avec les autorités. Une situation qui avait poussé un déplacement massif de la population civiles de ces villages.

A compter des mois d’Août, les populations avaient noté également des cas de pertes de leurs bétails. Des pertes attribuées à des enlèvements par des groupes extrémistes. Vu le lien entre le financement du terroriste et le commerce des bétails, les autorités locales avaient exigé la fermeture de certains parcs, comme celui de Tambate, Pognon, Cinkansé et Mandouri. Ils avaient également rétrécis les voies de circulation des éleveurs, transhumants et les bouviers. Cette incompréhension avait entraîné l’abattage de certaines têtes de bœufs non loin du camp du 4eRIA de Niounkpourma.

En réalité, le bétail est au cœur des conflits au nord-Est du Togo, qui est une zone d’élévage. Le bétail est aussi un outils de financement des groupes extrémiste tout comme le carburant. L’enlèvement de bétail est une méthode souvent utilisée par les groupes extrémistes armés. Mais aussi un point de pression sur les populations pauvres des zones ciblées par les extrémistes.


Par les cas d’enlèvement de bétail de ces zones du grand Kpendjal, l’exécution des éleveurs et la menace de représailles en cas de collaboration avec les autorités, l’étau de la crise humanitaire se resserre ces pauvres populations de la préfecture de Kpendjal. Il faut noter que la préfecture de Kpendjal aujourd’hui subdivisée en trois préfectures fait jonction avec le Burkina et le Bénin. Des zones qui sont touchées par le GSIM (JNIM) et Ansarul Islam.

Edouard Kamboissoa Samboé

Laabali.com

Published
Categorized as Terrorisme Tagged , , , , , ,

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *