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Société togolaise de manganèse (STM) : La mine de Nayega dans le collimateur des autorités

par Edouard Samboe - 2023-04-06 03:16:36 368 vue(s) 0 Comment(s)

Le conseil des ministres a adopté mercredi un projet de décret qui prévoit la création de la Société togolaise de manganèse (STM). Ce projet de décret fait à la suite à la découverte du Manganèse dans le canton de Nayega, préfecture de Kpendjal Ouest.

Nayega est un canton de la préfecture de Kpendjal -ouest sur situé à 68 km de Dapaong, soit plus de 668 km de Lomé, au nord-est. Nayega est situé, à 89 km de Mandouri, soit 115 km du Bénin à l’Est à travers la préfecture de Materi.Nayega est situé sur la route bitumé qui relie Dapoang à Mandouri.

La mine de Nayéga, selon le décret du conseil des ministres est sous la tutelle de la Société togolaise de manganèse (STM). Cette société porté sur les fonds baptismaux  par l’Etas s’inscrit dans la logique  des recherches sur le site au cours de l’année 2018 par les équipes de la compagnie britannique, Keras Resources.

Selon les conclusions de ces études, les réserves de la mine de Nayega sont estimées à près de 8,5 millions de tonnes et la durée de vie de la mine évaluée à 15 ans.  Le projet porte sur 4 permis couvrant 29 819 hectares. Selon les estimations il héberge des ressources minérales de 13,97 millions de tonnes titrant 12,4 % de manganèse et des réserves de minerai de 8,48 millions de tonnes titrant 14 % de manganèse.

« Quatrième métal le plus utilisé dans le monde derrière le fer, l’aluminium et le cuivre, le manganèse est principalement utilisé pour améliorer la résistance de l’acier grâce à ses propriétés de fixation du soufre, de désoxydation et d’alliage. Sur le marché des batteries. Il aide en effet à la stabilisation dans les cathodes des batteries largement utilisées dans les véhicules électriques et l’électronique » , à en croire l’agence Ecofin.

Le code minier qui n’a pourtant explicité la part qui revient aux populations de Nayega, parle dans son article article 3 portant « PROPRIETE DES SUBSTANCES MINERALES »,  que « Les substances minérales, les hydrocarbures, les eaux minérales et les gîtes géothermiques sont séparés de la propriété du sol. Ils relèvent de la souveraineté de l’Etat et constituent un domaine public particulier régi par la présente loi » . Au même moment l’article 34 parle de la « PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT », qui dispose que « Le détenteur d’un titre minier évitera au maximum tout impact préjudiciable à l’environnement, notamment la pollution de la terre, de l’atmosphère et des eaux et le dommage ou la destruction de la flore ou de la faune, conformément aux dispositions de la présente loi, du code de l’environnement et de leurs textes d’application ».

Mais dans les faits, la réalité est toute autre. La localité de Nayega longtemps abandonnée toute comme les autres localités du Grand Kpendjal risque de connaitre les jours sombres. Dans la plupart du temps, les mines en Afrique bénéficient moins aux populations locales, on l’a vu au Niger, au Mali, au Burkina et en Guinée. On y voit les populations qui dénoncent l’exploitation de leurs terres, la destruction de l’environnement

Pour une zone réputée d’agriculture et d’élevage, le canton de Nayega doit se préparer aux bouleversements environnements caractérisés des trous, de l’abattage des arbres de la population de l’environnement.

Edouard Kamboissoa Samboé

Laabali.com

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