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Togo : La presse plus que jamais bâillonnée, les journalistes en fuite !

par Edouard Samboe - 2023-03-18 12:01:23 337 vue(s) 0 Comment(s)

Des journalistes togolais sont en fuite. Ils évoquent une raison de sécurité personnelle. Malgré leur fuite du territoire, l’épée de la justice a tranché. Par contumace, ils sont condamnés à trois ans d’emprisonnement et à verser une amende. A leur trousse, un mandat d’arrêt international est lancé. Les hommes politiques et les OSC dénoncent une sentence de trop. Les organisations professionnelles de la presse togolaise élèvent une vive protestation contre le harcèlement des confrères et dénoncent une volonté manifeste de museler la presse. Pour les journalistes, le bâillonnement de presse est une réalité au Togo dont le paroxysme est atteint avec la fuite de leurs confrères.

« Si l’Etat est fort, il nous écrase », nous enseigne Paul Valery. Autrement dit, si l’Etat veut t’écraser, il utilise sa force qui est son armée et sa justice. Les cas des journalistes de sud soudan, du Rwanda et du Burundi, en disent long. Pour Paul Valery, si l’Etat t’en veut, personne ne peut te protéger, à moins que tu fuis loin de ses trois éléments principaux, qui sont le territoire, la population et son gouvernement. A l’époque, l’Etat assassinait les journalistes, comme le cas de Norbert Zongo au Burkina, mais aujourd’hui, ces tueries crapuleuses dignes d’une époque sont révolues. Alors l’Etat colle des sentences, au travers de sa justice pour taire les journaux dérangeants et les obliger à fuir. C’est le cas des confrères de l’Alternative. Il s’agit d’une tentative de bâillonnement de presse, d’instrumentalisation des éléments de la loi pour atteindre un objectif. C’est cela que les organisations professionnelles de la presse appellent « un harcèlement et une volonté manifeste de museler ».

« Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche », évoque l’État ,  « le plus froid de tous les monstres froids « , qui veut faire ce qu’il veut, souvent au mépris des lois qu’il a édictées et au bénéfice de ses intérêts égoïstes. Et par un tri des maillons faibles de sa population, surtout le maillon qui dérange, mais qui est faible, il l’écrase. L’objectif étant de contraindre les autres par la peur, à s’incliner. C’est le cas des journalistes togolais qui ont peur, aujourd’hui. Ils se disent bâillonnés par des instruments de l’Etat, qui sont sensés les protéger. Me Kpandé Azarè parle des magistrats touts puissants, qui sont aujourd’hui selon des citoyens des bras de l’Etat qui frappent fortement. Ils frappent durement, lorsqu’ils remarquent des manquements professionnels, quand il s’agit des journalistes. Et c’est ce tri de punition qui fait croire à des journalistes qu’il s’agit des réactions disproportionnées, souvent sélectives. Des journalistes se demandent dans un pays où les allégations de corruptions sont signalées, les mauvaises exécutions des travaux publics  dénoncées et des ouvrages inachevés, on en parle moins. Les citoyens pensent que sur les chantiers on attend plus la force de la loi, elle est presqu’abonnée absente.

Des citoyens s’interrogent sur la volonté de manifeste de changer les choses peut se faire sur la base des punitions sélectives. Autant des questions sans réponse qui poussent des citoyens à croire que la presse est la cible d’une tentative de muselage. Et, donc face à celle-ci, il n’y a qu’une seule réponse qu’est le professionnalisme stricto sensu. Au-delà du professionnalisme , l’organisation, l’union, l’unité ,la résistance et surtout la combativité. Si la presse ne lutte, alors vaine est la lutte pour la libération et la liberté.

Laabali

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