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Crises de déplacement les plus négligées au Monde: Le Burkina en tête, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés

par Edouard Samboe - 2023-06-02 21:08:11 1005 vue(s) 0 Comment(s)

« Pour la première fois, le Burkina Faso est la crise la plus négligée au monde. En raison de la montée de la violence et des déplacements, près d’un Burkinabé sur quatre a besoin d’aide dans cette crise de plus en plus grave et négligée ». Chaque année, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) publie un rapport sur les dix crises de déplacement les plus négligées dans le monde.

Le Burkina Faso est l’une des crises les plus jeunes présentées dans ce rapport, mais son déclin a été rapide et dévastateur. Depuis le début du conflit il y a cinq ans, plus de 14 000
personnes ont été tuées, dont la moitié depuis janvier 2022. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère a été multiplié par neuf. Deux millions de personnes
sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays. En 2022, les besoins humanitaires ont explosé : en décembre, 4,9 millions de personnes avaient besoin d’aide, soit une augmentation de 40 % par rapport au début de l’année.

Les attaques de groupes armés non étatiques contre des points
d’eau ont coupé l’accès à l’eau pour 830 000 personnes. Le nombre d’écoles fermées en raison de l’insécurité a presque doublé pour atteindre plus de 6 200, perturbant l’éducation
de plus d’un million d’enfants. Malgré la gravité des besoins, seuls 42 % des fonds humanitaires demandés ont été versés en 2022, laissant de nombreuses personnes sans aide. L’instabilité politique a ajouté une couche supplémentaire à la crise, avec deux prises de pouvoir militaires à huit
mois d’intervalle : la première en janvier a déposé le président démocratiquement élu, la seconde a opposé deux camps militaires. Bien que les deux coups d’État se soient produits rapidement et avec un faible niveau de violence, le travail humanitaire fondé sur des principes a été mis à
rude épreuve, et l’année s’est achevée par la déclaration de Persona Non Grata du plus haut fonctionnaire des Nations unies dans le pays. L’accès des humanitaires aux personnes dans le besoin est
devenu de plus en plus ténu et le reste en 2023. Environ 40 % du pays est considéré comme échappant au contrôle de l’État, ce qui rend les opérations d’aide dans ces zones extrêmement
difficiles. 23 villes, où vivent 800 000 personnes, sont bloquées par une multitude de groupes armés, ce qui coupe la population du reste du pays et l’empêche d’accéder à des marchés opérationnels ou à des services sociaux de base.

Les ONG et les agences des Nations unies se sont appuyées sur un
pont aérien de l’ONU pour atteindre ces populations, mais le fret est limité et ne répond pas à leurs besoins. Dans la ville de Djibo, où vivent près de la moitié des personnes assiégées,
l’insécurité alimentaire est devenue si grave à la fin de l’année 2022 que jusqu’à 85 % des repas des familles étaient composés de feuilles de plantes sauvages. La couverture médiatique internationale de la crise est restée limitée et s’est principalement concentrée sur les bouleversements politiques et sur les attaques les plus graves. L’ampleur de la crise humanitaire est trop souvent restée au second plan, notamment en raison de l’accès quasi impossible des journalistes aux zones de conflit et de
déplacement.L’espace humanitaire s’est déjà rétréci en 2023. Une nouvelle interdiction des transferts d’argent mise en œuvre dans les régions du Sahel et du Centre-Nord – deux des régions les
plus touchées – prive environ deux millions de personnes de l’aide en espèces dont elles ont tant besoin. Les négociations en cours pour ouvrir des couloirs humanitaires sont pour l’instant dans l’impasse, mais elles restent essentielles pour acheminer de plus grandes quantités d’aide vitale, car plus de
3,3 millions de personnes devraient souffrir de la faim cet été »

Extrait du rapport du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC)

Laabali


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