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Histoire

Martine Moni Sankardja: L’oppostion togolaise face à la séduction de ses cadres

par Edouard Samboe - 2025-10-13 12:07:13 604 vue(s) 2 Comment(s)

La nomination de Martine Moni Sankaredja au ministère des Solidarités, du genre , de la famille et de la protection de l’enfance, n’a pas été du tout adoubé par son parti. Du moins à en croire, le communiqué de l’Alliance des démocrates pour le développement Intégral (ADDI). Une séduction d’un cadre de l’opposition qui avait le vent  en poupe,  devenue une tradition à chaque annonce d’un nouveau gouvernement, depuis l’événement Gomado, et précédents.

«L’histoire se repete, dit-on , quand les temps et les evenements se repetent».  Le vent Gomado , ancienement de l’opposition devenu  membre du parti au pouvoir n’avait encore fini de soufler. Aussitot , la volte-face d’une nomination d’un cadre d’une autre opposition: ADDI. Alors que le cas Gomado avait suscité l’ire de sa formation potilitique, l’annonce de la nomination de Martine Sankardja a créer la confusion et l’étonnement dans l’ADDI. Un phénomene devenu coutume, depuis le rapprochement de UFC au parti présidentiel. De souvenance, un phénomene ancien ancré dans l’’histoire des partis politiques au Togo, depuis les époques Agbéyibo, Gnininvi, Edem Kpodjo et compagnies. Du moins, l’histoire des hommes politiques sans scrupules qui lachent aux dernieres minutes leurs partis politiques, pour se fondre dans la masse dominante. Ceci, au grand dam de leurs idéologies, convitions et au mépris des partisants et sympatisants.

 Moni  Sankardja s’estime heureuse de rendre service à la nation...

Le 08 octobre 2025, le Président du conseil a dévoilé le premier gouvernement de la cinquième République après 5 mois d’attente. Dans la liste des ministres, on retrouve Moni Sankaredja au poste de ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.  Cette reconnaissance qui lui est adressée après sa nomination en tant que sénatrice à créé un déséquilibre au sein de son parti(ADDI).

 Selon le Secrétaire Général du parti Benjamin Amouzouvi, au soir de sa nomination, beaucoup de militants s’interrogeaient sur la position du parti au sujet de son intégration à l’exécutif. Ne comprenant pas ce qui se passe exactement. C’est là que le bureau national a vite tenu une réunion pour en discuter et situer l’opinion nationale et internationale de sa position. Le communiqué ayant sanctionné les travaux de cette rencontre à informer clairement que le parti ADDI n’a été ni impliqué, ni consulté face à cette nomination donc ne fait pas partie du gouvernement. Une seconde réunion du bureau est prévue . Les fédérations ont également prévu des réunions courant cette semaine pour réfléchir et proposer la conduite à tenir. C’est à l’issue de ces réunions qu’une décision sera prise conformément aux textes du parti, nous a confié le secrétaire général. Selon  les mêmes textes, dans ces genres de situation, l’intéressé est invité et écouté avant toute prise de décision. Le bureau prévoit mettre en place une commission à ce sujet.

 Contactée par téléphone, Sankaredja Moni nous a confié son désir d’accomplir la mission à lui confiée avec dévotion. Pour elle, cette nomination est un outil, qui lui permettra de poursuivre ce qu’elle faisait déjà, participer à la formation des citoyens et à la construction du pays.

«J’ai créé une école à Dapaong qui a vingt cinq ans cette année. Nous avons formé des cadres, des citoyens… J’ai été copté pour être sénatrice, c’est dans cette continuité que j’accepte de servir ma nation» a-t-elle relevé.

Interrogée sur le silence du parti lorsque Sankaredja Moni fut nommée sénatrice, le secrétaire général du parti ADDI a répondu qu’il y a des conduites prévues par le parti. Il a fait savoir que ADDI avait participé aux élections sénatoriales et avait même gagné un poste. Donc la nomination de Sankaredja Moni ne pouvait pas créer des polémiques vu que le sénateur n’exécute pas directement des ordres venus de quiconque mais lutte pour sa communauté.

Quant au gouvernement, les ministres sont tenus d’exécuter la ligne droite et la vision du parti au pouvoir. Pour cela, le parti ADDI devrait être préalablement avisé avant toute implication d’un de ses membres.

Moni Sankaredja, désormais ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance dans sa vision plus tournée au service du peuple à conclut qu’elle n’a rien à dire à propos du point de vue de ADDI sur sa nomination. Les prochains jours vont situer l’opinion et les militants sur l’issue de cette affaire qui a secoué le parti ADDI.

Valentin Kolani

Laabali

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