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Gabon : La sauvagerie électorale dans un pays malade de ses dirigeants

par Edouard Samboe - 2023-08-27 23:40:16 2601 vue(s) 0 Comment(s)

L’Afrique continue de souffrir de ses dirigeants atteints d’un mal mortifiant et incurable. Ces dirigeants africains dont la boulimie maladive du pouvoir et l’inintelligence politique font la nique au temps, et ne peuvent plus trouver d’antidote à leur mal qu’ils sont appelés à traîner dans leur tombe. Le Gabon incarne avec perfection ces pays d’Afrique malades de leurs dirigeants.

 Le samedi, 26 août 2023, les Gabonais étaient appelés à choisir leur futur président dans les urnes. Les législatives et les locales étaient aussi au rendez-vous. Le parti au pouvoir au Gabon, PDG d’Ali Bongo Odimba, pour rien au monde, ne voudrait surtout jamais perdre la présidentielle dont la victoire à tout prix reste la seule condition pour son champion de demeurer scotché au fauteuil présidentiel, même s’il tient à peine sur ses deux jambes sans pouvoir faire trois pas en avant.

Et la sauvagerie électorale au Gabon consiste à couper sur toute l’étendue du territoire la connexion internet, à interdire la diffusion aux médias non acquis à la solde du pouvoir, en l’occurrence RFI, France 24, TV5 Monde, à interdire l’accréditation aux journalistes et à tous les observateurs internationaux, à instaurer le couvre-feu après le vote, à fermer les débits de boissons et les frontières. Rien ne peut justifier ces décisions qui relèvent de la bêtise propre à un système politique aux antipodes de notre époque.

 Pour s’assurer d’une fausse victoire du Prince sans aucune popularité, le pouvoir de Libreville en complicité avec le Centre Gabonais des Élections (CGE) adopte une attitude qui s’apparente à l’anecdote ci-après :

L’équipe du village d’un roi devrait rencontrer en finale une équipe adverse d’un autre village voisin. C’était le jeu du football. Pour que l’équipe de son village ne perde pas, le roi donne l’ordre de ligoter le gardien de but et les défenseurs de l’équipe adverse. Et personne d’autre n’était autorisé à jouer le rôle du portier pour cette équipe. Ainsi, au cours de cette finale, l’équipe du village du roi, bien que médiocre, a réussi sans obstacle à marquer 3 buts contre 1.

Au Gabon, pour s’assurer de la réélection à la gabonaise d’Ali Bongo, les bureaux de vote des zones dont l’électorat inquiète le parti au pouvoir ont connu de multiples ennuis : retards excessifs d’ouverture de bureaux de vote, absence de matériel électoral ou d’agents électoraux ; certains bureaux de vote n’ont ouvert que seulement dans l’après-midi. Les bulletins de vote du candidat de la Coalition « Alternance 2023 », Albert Ondo Ossa, principal challenger d’Ali Bongo se sont faits bien rares à plusieurs endroits et les bulletins de vote des candidats de l’opposition qui se sont retirés ont été maintenus et proposés aux électeurs justes pour disperser les voix de l’opposition. Dans plusieurs zones acquises à l’opposition, l’opération de vote a été suspendue sans motifs. Drôle d’élections !

 Dans ces conditions, une vieille avec qui j’ai partagé ces conneries à la gabonaise dit ceci : << Si c’est ainsi, il vaudra mieux de faire économie de ces genres d’élections et laisser chaque Président exercer un mandat de 10 ans non renouvelable>>.

Une idée de la vieille que j’ai trouvée géniale sauf que cette espèce de dirigeants africains gourmands et adeptes du pouvoir à vie trouvera le vilain plaisir de modifier au terme des 10 ans de pouvoir la constitution pour un second mandat de 10 ans, si l’on n’organise pas des fraudes massives en faveur d’un dauphin. Voilà le mal d’une catégorie de nos dirigeants africains qu’il convient d’appeler des négreries.

 Autour de ces dirigeants africains malades de la gourmandise du pouvoir, gravitent des intellectuels dont l’intelligence funeste n’apporte que malheur à leur pays au profit des intérêts insensés. Ces vautours qui se nourrissent du pourrissement de la vie sociopolitique de leur pays tirent abondamment profit de la confiscation des richesses du pays par le petit cercle qu’ils contribuent à faire végéter au sommet de l’Etat.

 On le dit et on le répète, on ne le dira jamais assez : les empires, aussi puissants soient-ils, finissent toujours par périr et seuls les peuples voient la fin des règnes des tyrans, le contraire n’a jamais existé. Le temps a toujours su régler ses comptes de la façon la plus triste à tous ceux qui abusent constamment de lui.

 JoachinSon

Laabali

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