Ce 22 septembre 2026 , le consortium formé par la FODES, la SF2DS et le JACDD a réuni les parties prenantes à Dapaong pour dresser le bilan final du projet Savanes-COG (Consolidation des capacités des organisations de la société civile de la région des Savanes pour la promotion de la gouvernance participative). Initiée dans le cadre du programme PROLAR (Renforcement de la société civile pour la promotion et la protection de la liberté d’association et de réunion au Togo), cette rencontre a permis de passer en revue l’ensemble des réalisations et d’en saluer les avancées significatives.

Si l’effectivité de la décentralisation représente une avancée cruciale pour le gouvernement comme pour les populations, sa mise en œuvre sur le terrain se heurte encore à plusieurs obstacles.

Comme l’a souligné Laguatissoa Bangbar, coordonnateur de la FODES, la participation des citoyens restait jusqu’alors limitée. Le « Bureau du citoyen », seul mécanisme formel prévu par la loi, s’avère insuffisant pour garantir une véritable implication de la population dans les affaires communales. De leur côté, les élus locaux manquaient souvent de ressources et de compétences pour associer efficacement leurs administrés à la prise de décision, comme le stipulent pourtant les articles 18, 19 et 20 de la loi sur la décentralisation.

Cette rupture dans la gouvernance engendrait des conséquences lourdes :
Un impact concret dans les communes de Tône 1 et Oti 1
Pour répondre à ces défis, le projet Savanes-COG a déployé un programme axé sur le renforcement des capacités des acteurs locaux, la formation des citoyens et des élus, et la création de cadres de concertation formels réunissant élus, OSC, syndicats et chefferie traditionnelle.
L’atelier bilan de ce 22 septembre a permis de mesurer le chemin parcouru dans les communes cibles :
Inscrire les acquis dans la durée
Adoptant une démarche participative et inclusive, la rencontre s’est conclue par la formulation de recommandations concrètes. Le consortium FODES-SF2DS-JACDD entend désormais pérenniser ces cadres de concertation afin que le dialogue entre la société civile et les autorités locales se poursuive durablement, bien au-delà de la clôture du projet.
Aristide Lalle (Stagiaire)
Laabali

