Au cours d’une conférence de presse tenue à Dapaong, ce 13 septembre 2026, le président Lorimpo Tchabli, du « Mouvement En Marche » a donné lecture de la vision du mouvement sur la Situation nationale. Il s’est prononcé sur la diplomatie du pays, l’arrêt de la CEDEAO sur la Ve République et la politique intérieure du pays. Gaetan Lorimpo Tchabli a mis accent sur les initiatives de développement et d’urgence engagées dans le nord du pays (forages d’eau, aménagement des voies) pour renforcer la résilience des populations locales et des sept préfectures frontalières. Il a souligneé que les forces armées ne peuvent pas agir seules et appelle la population à faire preuve de vigilance, de prudence et de collaboration afin de ne pas se faire complice des groupes armés. il rappelle l’importance du « vivre ensemble », de l’accueil solidaire des personnes déplacées internes ainsi que des réfugiés, notamment à l’approche de la rentrée scolaire. Il a conclut sur l’idée que la lutte contre le terrorisme dépasse les considérations politiques ou l’action du seul chef de l’État : il s’agit d’un devoir citoyen engageant l’ensemble de la nation aux côtés des forces armées.
Parlant de la situation sécuritaire, Gaetant Lorimpo Tchabli disait depuis 2022 le Togo a connu le terrorisme. « Ici nous ne sommes pas là pour faire le point des décès, nous sommes là juste pour vous apporter des informations pour que nous puissions vivre tranquillement » a-t-il relevé. D’ajouter « Sur le front sécuritaire, le renforcement de l’armée depuis les 4 ans. Nous avons eu l’opération Koundjouaré. Nous saluons au passage le colonel Combate, actuellement chef d’état-major de l’armée de terre avec tous les efforts.Vous devez vous inspirer de ces actions. ». « L’État n’a pas abandonné.Depuis les 4 ans, beaucoup d’actions, en passant par le programme PURS qui est aujourd’hui national, ont été mises pour permettre la résilience de la région de la Savane. »
« Quand vous allez vers le côté nord, la zone de Kpendjal… Vous allez voir aujourd’hui presque partout des points d’eau, des voies. C’est les actions du gouvernement pour dire que non, on ne vous a pas abandonnés, nous sommes avec vous. Beaucoup d’organisations internationales se mobilisent et mettent des moyens pour permettre à la région des Savanes de sortir de cette crise sécuritaire… Les sept préfectures, surtout les préfectures frontalières, sont menacées. » a-t-il ajouté.
« Mais aujourd’hui, est-ce que nous sommes à la fin du terrorisme ? Personne ne saurait dire oui, parce que c’est une guerre asymétrique. Le terrorisme ce n’est pas un combat dont on connaît l’ennemi. Quel est notre rôle en tant que citoyen, en tant que population ? C’est la co-production de la sécurité. Les forces de défense seules ne peuvent pas tout faire, il faut l’implication des populations . Certaines personnes étaient complices durant cette période… Ils se battent pour nous au même moment où certains sont là pour accompagner ceux qui veulent nous détruire. Vous êtes appelés à la vigilance et à la prudence. » a-t-il martelé
Pour gagner aussi, il faut renforcer la cohésion sociale, notre vivre-ensemble, ainsi qu’accueillir nos parents déplacés et les réfugiés. « Le terrorisme ce n’est pas une question de chef d’État… Ce n’est pas pour l’État seul. Si nous pensons que le terrorisme ne regarde seulement que le président du Conseil, c’est une erreur. Ceux qui tombent ce sont nos parents. C’est à nous de nous engager aux côtés des Forces de défense et de sécurité qui nous protègent, qu’ils soient sous le soleil ou sous la pluie«
Laabali
