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Afrique

« Sachez qui vous amène à Galmassey », dixit Goulekouba Koumboguidja

par Edouard Samboe - 2026-01-23 10:05:19 109 vue(s) 0 Comment(s)

Jeune engagé très tôt dans la vie active après avoir abandonné l’école en classe de seconde, aventurier et débrouillard, Goulekouba Koumboguidja à mené une aventure en 2023 en Guinée dans une mine d’or avant de revenir au Togo pour poursuivre ses activités de maraîchage et de vente des appareils électroniques. Dans  les lignes qui suivent, il a accepté de partager avec nous son aventure à Galmassey et sa vie en tant que jeune maraîcher et débrouillard.

LAABALI : Veuillez-vous présenter à nos lecteurs

Goulekouba Koumboguidja : Jeune maraicher basé à… Je réponds au nom de Goulekouba Koumboguidja, j’ai 21ans dont 5 ans dans le maraichage et sept mois d’expérience dans une mine d’or en Guinée, c’était en 2023.

Quel est votre niveau d’études ?

J’ai étudié jusqu’en classe de secondes A4 au lycée de Korbongou en 2021.

Et pourquoi avez-vous décidé de quitter l’école ?

Quand je suis arrivé en classe de secondes, c’est là que j’ai regardé autour de moi, tous mes grands frères qui ont étudié, personne n’a eu la chance d’avoir un emploi digne. La plupart d’entre eux travaille comme moto taxi à Dapaong ou à Lomé. J’ai compris que si je poursuivais mes études, mes chances de gagner un travail décent n’étaient pas totalement garanties.

Et après tes études en quoi t’es-tu lancé ?

Aussitôt après mes études, je me suis lancé dans le maraichage, tout comme mon père, cela fait cinq ans que j’entreprends là-dedans.

Mis à part le maraichage, pratiquez-vous autre chose ?

Oui, quand la saison maraichère s’achève, j’achète des appareils électroniques que je revends dans le marché local.

Est-ce que vous pouvez nous affirmer que vous vous en sortez bien dans les deux activités.

ça va quand même mais je rencontre parfois des difficultés. En ce qui concerne le maraichage, nous avons des difficultés dans l’achat des engrais et des insecticides également. Pour le commerce aussi, les débouchées deviennent de plus en plus rares.

Que comptez-vous faire pour pallier à ces difficultés et aller de l’avant ?

Si ça ne va pas, j’irai en aventure dans les mines d’or

Croyez-vous que les mines d’or pourront vous tirer d’affaire ?

Oui, c’est possible. En 2023, j’ai fait une expérience de sept mois en Guinée dans une mine d’or

Parlez-nous de cet épisode de votre vie

Mes débuts dans le maraichage après que j’ai abandonné l’école n’ont pas été facile. Un jour, au cours d’une discussion avec mes ainés, j’ai écouté parler de Galmassey. Je m’y suis intéressé. Ensemble avec d’autres jeunes, nous sommes allés en Guinée. On nous a placés sous un monsieur que nous ne connaissions même pas. Nous avons travaillé sous lui sans relâche pendant sept mois, parfois même tôt le matin ou tard le soir. On était totalement coupé de nos parents.

Parlez-nous de vos traitements

On nous donnait à manger chaque jour et on était payé 50000f le mois.

Au bout de votre aventure, est-ce que vous êtes entrés en possession de vos droits.

oui, on nous a payé notre argent comme cela se doit. Mais cela n’est pas toujours le cas chez d’autres.

y a-t-il certains mineurs qui ne sont pas rémunérés à la fin de leur contrat avec leurs chefs ?

Certains de nos frères reviennent souvent bredouille, parce qu’ils n’ont pas été payé

Comment cela arrive t-il ?

Il y a des patrons malhonnêtes qui ne veulent pas payer les mineurs qui travaillent pour eux, profitant de leur naïveté

Vous avez fait sept mois et vous avez ramené 350000F CFA si je ne me trompe pas. Mais ce n’est pas l’image que nous avons de Galmassey. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Il y a plusieurs disparités dans les mines. Ceux qui ramènent beaucoup d’argent, ce sont les patrons. Soit ils disposent des machines et travaillent pour eux-mêmes ou soit ils travaillent pour les chinois. Ces derniers aussi paient bien.

Malgré ces difficultés, vous comptez y retourner un jour ?

 (Soupir) si je trouve une bonne opportunité, j’y retournerai ; au cas contraire, je préfère continuer ici, dans le maraichage et le petit commerce.

Quel conseil donnez-vous à vos petites frères ?

Quand je réfléchis, je trouve que j’ai quitté l’école trop tôt. Si j’avais le baccalauréat, je me débrouillerais mieux. Je les conseille d’étudier au moins jusqu’au BAC II avant de se lancer dans la vie active.  Et pour ceux qui rêvent d’aller à Galmassey, je leur dit ceci : « sachez qui vous amène à Galmassey et ou vous allez travailler voir même combien vous serez payé avant de partir ou mieux, entreprenez dans le maraichage et vous vous en sortirez »

Valentin Modeste Kolani

Laabali

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