Titres : Journalistes du privé au Togo : le SYNJIT alerte l’ONU sur une précarité persistante ... Rentrée scolaire à Tône : l’APHMOTO fait don de kits scolaires aux enfants handicapés ... Atelier bilan du projet Savanes-COG : « Nous sommes satisfaits », affirme Laguatissoa Bangbar (FODES) ... Inspection de Tone 2: Les populations apportent leurs contributions ... « Mais aujourd'hui, est-ce que nous sommes à la fin du terrorisme ? Personne ne saurait dire oui, parce que c'est une guerre ... ... Harmonisations terminologiques dans les langues Moba et Gulmancema : Pr Kantchoa Laré mobilise les personnes ressources ... La Fédération nationale des maisons familiales de formation rurale du Togo lance un appel à projet de Construction de 50 ... ... La Fédération nationale des maisons familiales de formation rurale du Togo lance un appel à projet de Construction de 50 ... ... MFRT lance un appel à projet d'acquisition de matériaux de construction pour 30 Poulaillers Traditionnels Améliorés (PTA) au profit ... ... Dapaong: l'ANPC forme des acteurs sur une gestion coordonnée des crises humanitaires ...
Accueil Articles Journalistes du privé au Togo : le SYNJIT alerte l’ONU sur une précarité persistante
Économie

Journalistes du privé au Togo : le SYNJIT alerte l’ONU sur une précarité persistante

par Robert Douti - 2026-09-25 14:37:37 39 vue(s) 0 Comment(s)

Le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a présenté jeudi 24 septembre au Système des Nations Unies au Togo les résultats d’une enquête sur les conditions de vie et de travail des journalistes du secteur privé. Le syndicat plaide pour des mesures en faveur d’emplois plus stables et d’une meilleure protection sociale.

La précarité des journalistes du secteur privé au Togo s’invite dans le débat sur le travail décent et la consolidation des institutions. À l’occasion de ses 15 ans d’existence, célébrés le 26 août 2026, le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a entrepris de documenter les conditions sociales et professionnelles des journalistes du privé. Les résultats de cette enquête, réalisée entre avril et mai 2026, ont été présentés jeudi 24 septembre à Mme Coumba Dieng Sow, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies (SNU) au Togo, lors d’une rencontre au siège de l’institution.

Selon cette étude, 91,3 % des journalistes interrogés dans le secteur privé déclarent gagner moins de 100 000 francs CFA par mois, soit environ 153 euros. Près de la moitié (49,3 %) disposent de moins de 50 000 francs CFA mensuels. L’enquête relève également que 60,9 % évoluent sans contrat à durée indéterminée, tandis que 38 % déclarent subir des retards chroniques ou une irrégularité dans le paiement de leurs salaires.

La protection sociale apparaît également limitée. Plus de la moitié des professionnels interrogés ne bénéficieraient ni d’une couverture de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ni d’une assurance maladie. Plus préoccupant encore, 78,3 % estiment ne pas pouvoir poursuivre leur carrière dans le journalisme jusqu’à l’âge de la retraite.

Pour le SYNJIT, ces chiffres posent la question de la viabilité du métier de journaliste dans le secteur privé et de ses conséquences sur la qualité de l’information. Le syndicat estime que cette situation fragilise également la contribution des médias à la gouvernance démocratique et à la cohésion sociale.

C’est dans ce contexte que le SYNJIT a soumis au SNU-Togo un plaidoyer articulé autour des Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 8 relatif au travail décent et à la croissance économique et l’ODD 16 consacré à la paix, à la justice et aux institutions efficaces.

Le syndicat considère que les médias constituent un élément essentiel du fonctionnement démocratique et que l’amélioration des conditions sociales des professionnels de l’information participe à la consolidation d’un environnement médiatique capable de produire une information fiable et professionnelle.

La rencontre avec la Coordinatrice résidente du SNU-Togo devait ainsi permettre au SYNJIT de présenter les résultats de son enquête et d’échanger sur les pistes de collaboration susceptibles d’améliorer les conditions de travail des journalistes du secteur privé.

Le syndicat souhaite notamment contribuer à la transformation d’emplois précaires en emplois plus stables et mieux structurés. Il entend également attirer l’attention sur le départ de professionnels du secteur vers d’autres métiers ou vers l’étranger, conséquence, selon lui, des difficultés rencontrées dans l’exercice du journalisme au sein des médias privés.

À travers cette démarche, le SYNJIT souhaite inscrire la question de la protection sociale des journalistes dans les discussions plus larges sur le travail décent, les institutions et la qualité de la gouvernance au Togo.

Published
Categorized as Économie Tagged ,

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *