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Borgou : Qui est ce prétendu forestier décrié par les populations pour racket ?

par Edouard Samboe - 2025-12-29 18:11:32 943 vue(s) 0 Comment(s)

À Borgou, chef-lieu de la commune de Kpendjal 2, des populations dénoncent des pratiques assimilées à du racket, imputées à un prétendu forestier. Des produits agricoles aux matériaux de construction tels que le sable et le gravier, tout serait soumis au paiement de prétendus « droits de poste ». Par ailleurs, des occupants provisoires de l’aire protégée seraient contraints de verser d’importantes sommes d’argent.

Dans cette localité, la peur s’est progressivement installée. Selon de nombreux témoignages recueillis auprès des habitants, ce prétendu forestier est accusé de menaces, de persécutions et d’extorsion de fonds à l’encontre des populations.

D’après plusieurs sources locales, le pretendu aurait mis en place un poste de perception informel où chaque tricycle transportant du sable ou du gravier est contraint de payer un « droit de poste », sans délivrance de reçu.

Les camions en provenance de Gbentchal et de Mandouri seraient également soumis à un prélèvement systématique pouvant atteindre 10 000 FCFA, indépendamment de la nature des céréales transportées. Ces paiements se feraient contre des tickets de l’UNATROT, obtenus avec la complicité présumée d’un transporteur domicilié à Dapaong.

« Toute marchandise qui traverse la commune doit payer systématiquement ce qu’il appelle droit de poste », s’indigne un habitant.
Selon certains témoignages, une partie de l’argent issu de ces prélèvements servirait notamment à l’achat de chiens destinés à être abattus, avant des repas organisés en compagnie de personnes proches de l’intéressé. Des faits qui, s’ils sont avérés, soulèveraient de graves questions éthiques et disciplinaires. « Même aujourd’hui, il a encore tué un chien », a confié un habitant de Borgou joint le 27 décembre.

Une restitution de fonds qui conforte les accusations

Courant novembre, L. K. , cultivateur demeurant à Gbentchal, a été interpellé sur instruction de ce prétendu forestier. Il lui était reproché d’avoir érigé une maison d’habitation dans l’aire protégée au profit de ses enfants.

Présenté auprès des FDS , l’intéressé a reconnu les faits et plaidé pour des circonstances atténuantes devant les autorités. Cette démarche lui a valu sa libération, après s’être engagé à cesser les travaux.
Cependant, après cette libération, le prétendu forestier aurait exigé, à huis clos, le paiement d’une somme de 200 000 FCFA, affirmant que c’est grâce à son intervention que l’intéressé avait été relâché. N’ayant pas les moyens de payer, L.K a sollicité l’aide de son beau-frère, K. Y., qui aurait versé la somme demandée.

Informé de la situation, les autorités locales ont exigé la restitution intégrale des fonds à la victime. Le 26 novembre 2025, le prétendu forestier a effectivement rétrocédé la somme de 200 000 FCFA, contre l’établissement d’un procès-verbal en présence du maire et de son adjoint.

Au-delà de cette affaire de restitution, les accusations continuent de s’accumuler. « Il aurait installé des personnes dans l’aire protégée à Gbentchal et dans ses environs contre la somme de 200 000 FCFA », affirme une source sous couvert d’anonymat. Une autre soutient que « Ce monsieur rackette les villageois en les accusant d’occuper l’aire protégée, alors que lui-même aurait installé une buvette dans la réserve administrative à Borgou ».

Toutes ces sources décrivent un système organisé de prélèvements illégaux, imposés sous la menace de sanctions administratives ou d’arrestations.

Wait and see!

Laabali

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