« Contribuer au renforcement de la démocratie locale et de la concertation entre citoyens et élus locaux dans la gestion des affaires communales». C’est la thématique qui a mobilisé les élus locaux et les acteurs de la société civile à Mango. Une initiative inscrite dans la Conlidation des capacités des Organisations de la société civile de la région des Savanes pour la promotion de la gouvernance participative (Savanes-COG). Mise en œuvre par un consortium FODES-SF2DS-JACDD avec l’appui du projet national LAR-UE pour contribuer à renforcer de la démocratie locale et de la concertation des acteurs locaux. L’objectif de cet atelier, selon le coordinateur de FODES Bangbar Laguatissoa vise à renforcer les capacités des acteurs locaux pour la participation citoyenne inclusive. Mais aussi accompagner la concertation entre les citoyens et les élus locaux dans la gestion des affaires communales.
Il s’est agi d’un atelier de formation des acteurs locaux (CDQ, CCD Associations/ONG, Syndicats, Chefferie coutumière, Mairie et STDE à Mango sur leurs droits, devoirs, rôles et responsabilités dans la décentralisation et sur la gouvernance participative. Environ 25 personnes ont pris part à l’atélier. Ces OSC dont la majorité est membre de la FODES, sont les bras opérationnels dans les communautés. Elles travaillent au moins sur un territoire communal.

L’atelier vise au renforcement des capacités des acteurs locaux : Notamment renforcer les capacités des élus locaux et les OSC y compris les organisations des jeunes/femmes et personnes handicapées sur le développement local participatif. Pousser au partenariat durable entre les OSC et les acteurs communaux (élus).

Selon les explications du coordonnateur de FODES, Bangbar Laguadissoa « du côté des citoyens, la non la participation citoyenne, le seul mécanisme prévu par la loi pour permettre à la population de participer à la prise de décision est le bureau du citoyen. Mais ce mécanisme seul ne permet pas la participation réelle des citoyens dans la gestion des affaires communales. Il est donc nécessaire de renforcer la participation des populations en mettant en place des cadres de concertation formelle entre Élus locaux et la société civile (ONG, Association OBC, syndicats, chefferie traditionnelle) . Du coté des élus locaux, presque les mêmes problèmes se posent, ils ne disposent pas de connaissances et de compétences nécessaires pour associer les citoyens à la prise de décision et à la gouvernance comme le stipule la loi relative à la décentralisation (cf Art 18, art 19 et art20).

Ce gap entraîne les conséquences aussi nombreuses telles que : « Réduction de la participation citoyenne et à l’information , La mauvaise gouvernance politique et économique, La non prise en compte des priorités des populations vulnérables dans la définition des priorités des communes La déception des populations notamment les jeunes vis-à-vis de la décentralisation et l’extension de l’extrémisme violent dans la région; Faible capacité d’influencer les décisions des élus locaux malgré la forte numérique des OSC dans Tône1 et Oti1. D’ou la motivation à l’action initiée en consortium FODES- SF2DS-JACDD pour contribuer à renforcer de la démocratie locale et de la concertation des acteurs locaux. A en croire, Bangbar Laguatissoa, l’atelier vise à renforcer leur capacité des acteurs locaux à la participation citoyenne dans leur commune, aider les acteurs à connaitre et maitriser leur droit, devoirs, leur rôle et responsabilités dans la gouvernance participative des communes , démontrer l’importance participative citoyenne dans la décentralisation à travers le cadre concertation entre Société civile et Elus locaux.
Laabali
