L’arrêté interministériel N*0052 /MRHAT/MCACL/MATDCC/MEF portant réglementation de l’abattage et de l’exportation des ânes et des produits de leur abattage a fait l’objet de vulgarisation au profits des vendeurs des ânes de la région des Savanes. L’objectif étant de porter l’information au public en lien avec le trafic des ânes et des produits issus de leur abattage.
Selon les statistiques, le Togo compte environ 4000 ânes, 30 millions d’ânes en Afrique, alors que la Chine a besoin de 7 millions de peaux d’ânes par an pour ses citoyens. C’est ce qui justifie la ruée vers l’Afrique à la recherche des peaux d’ânes. Ainsi, durant ces dernières années, environ 1.8 millions de peaux d’ânes ont été trafiquées en direction de la Chine. Sachant que l’âne femelle prend 13 mois pour enfanter alors que le taux de stérilité reste environ 50 pourcent. Une situation qui inquiète sur la disparition de l’âne.
Selon le constat, l’espèce âne est menacé de disparition. La cause, le trafic issu d’une contrebande internationale des ânes et des produits issus de leur abattage. Pour les décideurs publics, il est impérieux de protéger l’âne. D’abord en interdisant tout procédé qui cause la mort d’un animal par saignée. Mais aussi interdire la sortie des ânes hors du Togo. En effet, l’abattage de l’âne est désormais soumis à des conditions, selon la vision de l’État qui envisage protéger l’âne contre toute forme de disparition.
Laabali.
