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Éducation

Dapaong: Tchowoure évalue la mise en œuvre du projet « mon corps, mes droits »

par Edouard Samboe - 2026-08-25 22:24:18 302 vue(s) 0 Comment(s)

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Mon corps, mes droits, L’association Tchowoure en collaboration avec l’association des femmes et filles handicapés vaillantes de la région des Savanes (A2FHV-S) a organisé ce 25 août une rencontre d’échanges avec les parties prenantes. Cette réunion des acteurs intervient après trois mois de mise en œuvre et vise à examiner l’état d’avancement de la mise en œuvre du projet, d’apprécier les résultats et d’identifier les contraintes rencontrées. Le projet est porté par CARE Bénin-Togo et financé par l’Agence française de développement (AFD).

La lutte contre les violences basées sur le genre et des grossesses précoces dont sont victimes les jeunes, les femmes et surtout les femmes handicapés préoccupent profondément l’association Tchowoure. Depuis février 2026, elle met en œuvre, avec A2FHV-S, le projet Mon corps, mes droits. Ce projet vise à sensibiliser les jeunes, les femmes sur leurs droits sexuels et reproductifs mais aussi permet de sensibiliser les communautés pour un accueil favorable des couches vulnérables dans les services et l’orientation des victimes de VBG vers des centres d’écoute. Au cours des échanges, les participants ont salué les efforts du comité de pilotage. Du côté des parties prenantes, plusieurs initiatives sont en cours.

Selon Kombate Sinampoa, représentant la Direction régionale de l’éducation des savanes, son institution a prévu de mettre en place dans les établissements scolaires des clubs de lutte contre les VBG, les grossesses précoces et de sensibilisation à l’éducation sexuelle et reproductive. Comme difficulté, elle a évoqué les temps de vacances qui occupent les élèves. Ces clubs seront effectifs dès la rentrée prochaine. Le conseil régional, pour sa part, vient en appui à la sensibilisation selon Tchatcharo Anti sociologue représentant le gouverneur. Les échanges ont permis de toucher du doigt les réalités de mise en œuvre sur le terrain. Pour la directrice exécutive de A2FHV-S Françoise Dogoumangue, beaucoup de réflexions sont ressorties.

Les tabous, les différences culturelles des milieux et les pesanteurs sociales entravent quelque fois les activités. Pour elle, certaines victimes de VBG hésitent toujours à dénoncer leurs auteurs ou à se rendre dans un centre d’écoute. Il va falloir intensifier les sensibilisations à l’endroit des jeunes et des femmes pour prévenir efficacement ces fléaux. Les différents acteurs repartent avec de nouvelles approches de mise en œuvre élaborées au cours de la rencontre.
Valentin Kolani
Laabali.com

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