Un atelier de Plaidoyer est organisé par l’Association des femmes et filles handicapées vaillantes de la région des Savanes (A2HV-S) ce 22 mai à Dapaong. L’activité réunit des représentants des organisations de la société civile, des autorités locales et des personnes vivant avec le handicap au séminaire des ainés. Elle s’inscrit dans la seconde phase du projet « Plaidoyer pour le renforcement de l’accès à santé sexuelle et reproductive adaptée pour les femmes et les filles vivant avec un handicap » mis en œuvre par A2HFV-S avec l’appui de SpeakUpAfrica à travers l’initiative « voix essentielles »
L’objectif principal de cet atelier vise à contribuer à l’amélioration de l’accès équitable à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’insertion socio-professionnelle des femmes et filles handicapées dans les communes de Tône1 et Tone3.
Les personnes handicapées et particulièrement les femmes et filles de cette catégorie ne bénéficient pas d’un accès équitable à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’insertion socio-professionnelle au même titre que les personnes dites valides. Des parents hésitent ou peinent encore de nos jours à inscrire leurs enfants à l’école ou dans un centre de formation.
Dans les entreprises également, il manque des mesures incitatives au recrutement et à la formation des personnes handicapées. Tous ces facteurs ajoutés aux pesanteurs sociaux et à la vulnérabilité économique des parents dans les communes de tone1 et Tone3 contribuent à marginaliser davantage cette couche sociale. Les acteurs présents : Handicap international, le SG de la préfecture de Tone, les représentants des communes de Tone1 et Tone3, le représentant de la DRE, la DRS, La chambre préfectorale des métiers, Plan international, la direction des solidarités, la division de la promotion de la femme, l’ANPE, l’ANVT et des femmes handicapées ont activement participer aux échanges.
À travers un argumentaire les participants ont pu comprendre les défis auxquels sont confrontés les personnes en situation de handicap dans les dites localités particulièrement les femmes et filles handicapées. Un échange est organisé à la suite de cet argumentaire et a permis aux participants d’apporter des ajouts, de faire des recommandations et de convenir sur la signature d’un engagement pour la mise en œuvre des recommandations.

Il a été aussi question de renforcer les actions présentes en matière de lutte pour la promotion des droits des personnes handicapées et d’en créer d’autres en vue de mobiliser davantage des ressources financières, techniques et institutionnelles, et de susciter un engagement accru des acteurs publics, privés et communautaires pour la cause. Pour la Directrice exécutive de A2FHV-S Françoise Dogomangue, «beaucoup de témoignages présentent d’une facon triste des enfants handicapés qui sont encore cachées dans les maisons faute d’un dispositif adéquat pour les inscrire à l’école ou dans un centre d’apprentissage.» des recommandations ont été formulées à la suite et un engagement sera pris par l’ensemble des acteurs mobilisés. Nous comptons que d’ici quelques mois ou années, la situation des femmes et filles handicapées sera améliorée dans ces communes pilotes, a conclu francoise Dogomangue.

Pour le SG de la préfecture de Tone Kombaté Soukipièba, Malgré les efforts du gouvernement qui encourage les entreprises à recruter les personnes en situation de handicap avec la mise en place des mesures pour inciter les entreprises, certaines entreprises ne prennent pas en compte la dimension handicap dans leur planification.

Cet aspect sera pris en compte dans les recommandations. Le 2e Adjoint au maire de Tone1 Tchabli Lorimpo et le conseiller municipal Kanhan Nanlibe de Tone3 ont tour à tour salué l’initiative qui concoure à l’inclusion de tous pour le développement de leurs communes et du Togo. La fiche d’engagement ainsi promis sera remis à chaque acteur en vue de formaliser l’acte.
Valentin Modeste Kolani/ Laabali
